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De l’utilisation de l’information à des fins d’acceptabilité des changements. L’exemple du secteur de l’énergie

Viviane Du Castel

-- Extrait--

Dans le cadre de la démarche de veille, puisque toutes les informations reçues n’ont pas la même validité et ne doivent pas être considérées sur le même plan (fiabilité, validité, sincérité, pertinence, etc.), le recoupement des informations est obligatoire, afin d’éclairer sur les pourquoi et les comment des décisions de tel ou tel acteur de la façon la plus objective possible, en relativisant les informations reçues et obtenues et en se fixant pour objectif principal de contrôler et de confronter les points de vue à la réalité. Il est nécessaire d’être prêt à recueillir et à recouper l’information où qu’elle se trouve afin d’anticiper les scénarii d’occurrence dans les analyses et d’évoluer dans la recherche et la réflexion. Il convient alors, afin d’avoir une analyse pragmatique, de se poser les bonnes questions au bon moment et de les adresser à la bonne personne afin d’éviter au maximum les manipulations de l’information – il s’agira en fait de parvenir à déterminer les acteurs concernés, les tenants et les aboutissants des situations, selon la logique de toute démarche scientifique[22].

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Exploration de l’émergence de la durabilité dans les pratiques de veille documentaire des étudiants : habiletés et capacités à inventer

Thérèse Martin

-- Extrait --

La veille est considérée comme une « activité continue et en grande partie itérative visant à une surveillance active de l’environnement technologique, commercial, etc. pour en anticiper (1) les évolutions » selon la norme AFNOR (2). Les spécialistes distinguent trois types de veille, la veille stratégique, la veille technologique, et la veille réglementaire ou juridique.

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La veille : une pratique informationnelle durable

Touria Fadaili

-- Extrait--

La veille est définie comme un processus qui va de la collecte de l’information jusqu’à  la diffusion, le partage et la capitalisation des connaissances. La veille informationnelle est un outil qui permet d’assurer la pérennité des organisations. Avec la veille, l’organisation surveille son environnement de façon continue ce qui lui permet de s’adapter, de repérer les opportunités et de détecter les menaces. Le partage de l’information, la mise en commun et le transfert des connaissances sont aussi des pratiques durables exercées dans le cadre de la veille. Le partage implique une réutilisation accrue de l’information diffusée, ce qui limite le gaspillage des informations. Limiter le gaspillage c’est mettre en valeur les informations reliées à un domaine en particulier pour favoriser leur utilisation et leur exploitation. Nombreuses informations pertinentes et de qualité sont disponibles sur le web mais restent malheureusement inexploitées. Le gaspillage des ressources informationnelles entraîne également une perte de temps à chercher l’information et un manque de réutilisation des informations disponibles puisqu’elles sont souvent noyées et difficilement repérables. Elles sont existantes mais perdues, à l’instar d’un livre déclassé en bibliothèque.

Cette situation devient de plus en plus critique avec l’augmentation exponentielle du contenu numérique sur le web, ce qui entraine la transformation du web en entrepôt de données et nécessite l’intégration et la mise en place d’une couche supplémentaire, une couche d’outils intelligents pour exploiter le contenu du web. Cette couche inclurait le web sémantique, le web de données et peut être d’autres concepts ou technologies encore inconnues jusqu’à maintenant. Dans une perspective écologique, la règle des 3R (réduire, réutiliser, recycler) est facilement applicable dans un processus de veille : réduire l’infobésité et le bruit informationnel, réutiliser l’information partagée, recycler l’information pour un autre objectif et dans un autre contexte. 

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La veille : une pratique informationnelle durable

Touria Fadaili

-- Extrait --

Les outils de veille agissent comme un filtre qui sélectionne, tri l’information provenant de milliers, voire de millions de sources pour ne garder que ce qui est pertinent. Il parcourt le web à la recherche des informations qui correspondent le plus à nos besoins. Dans une phrase devenu célèbre, Clay Shirky disait « It’s not Information Overload, It’s filter failure ». La veille prend également en considération le web invisible qui regorge de littérature grise et de trésors informationnels, souvent inaccessibles à la majorité d’entre nous. L’étape du traitement permet d’apporter une valeur ajoutée à l’information brute collectée, de combiner les informations, de les analyser et de les synthétiser en vue de faciliter leur exploitation et de transformer les données et les informations brutes en connaissances. La diffusion permet de partager l’information. « L’information est la seule ressource qui ne perd pas sa valeur lorsqu’elle est partagée ». L’information partagée est réutilisée par plusieurs, mise au profit de tous. Ce partage ciblé et cette réutilisation constituent des pratiques durables. La veille permet de favoriser une culture de partage au sein de l’organisation et de travailler au-delà des silos organisationnels qui sont souvent les principaux obstacles à la circulation de l’information.

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Exploration de l’émergence de la durabilité dans les pratiques de veille documentaire des étudiants : habiletés et capacités à inventer

Thérèse Martin

-- Extrait --

Nous insistons sur la complexité de ce phénomène de veille du fait de la diversité des paramètres entrant en jeu. Ces paramètres se rapportent aussi bien aux usagers (leur connaissance préalable des outils, leur expérience de veille), aux types de sujets visés pour la veille et des modalités du travail à finaliser, au choix des outils utilisés et au matériel qui les héberge (ordinateur ou téléphonie mobile).

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De l’utilisation de l’information à des fins d’acceptabilité des changements. L’exemple du secteur de l’énergie

Viviane Du Castel 

-- Extrait --

S’il est nécessaire pour les entreprises de « voir loin en arrière pour voir loin en avant », l’anticipation est indispensable afin d’identifier les risques à venir[16] en matière de questions économiques (macro et micro), politiques, environnement des affaires, environnement institutionnel. Dans ce but, les meilleurs outils sont encore la veille[17] et l’anticipation[18] qui sont autant de radars pour mieux comprendre les interconnections et les enchaînements. Il s’agit là de véritables outils d’aide à la décision. La prévention et la gestion des risques nécessitent de maîtriser l’information (recueil, interprétation) afin de pouvoir l’analyser en termes de risques, de menaces, de vulnérabilités. La surveillance de l’environnement met en exergue les informations stratégiques. La constitution d’une « war room » est souvent préconisée, afin de mieux visualiser l’information en temps réel, de conduire et gérer les actions, de réagir face aux événements, et d’intervenir si nécessaire. De plus, une stratégie de communication est indispensable et doit impérativement concerner l’ensemble des acteurs en tenant compte des informations protégées et sécurisées. Cette redéfinition des rôles et des méthodes de tous les acteurs de la sphère énergétique est cruciale. La connaissance de tous les acteurs et de tous les facteurs impliqués et impactants favorise une meilleure appréhension de l’ensemble des relations et des interactions ; cette prise en compte de toutes les dimensions du jeu économique permet de suivre l’évolution de la situation grâce à une analyse collective et des scénarisations, afin d’assurer / gérer la prévention et la gestion des ruptures (Caste, 2011).

Ces impératifs de maîtrise de l’environnement en évolution obligent les entreprises énergétiques à implanter des systèmes d’information nombreux et diverses, afin de prendre les bonnes décisions[19]. Ces dispositifs collectent, traitent, synthétisent, analysent et diffusent les informations stratégiques[20] pour les distribuer au bon moment, aux bonnes personnes (décideurs, opérationnels). Il convient toutefois de définir préalablement et de déterminer la typologie et les sources de ces informations stratégiques, puis, de maîtriser la méthodologie de la veille[21] et de l’intelligence stratégiques afin d’optimiser les compétences, l’expertise et la productivité. L’appel à ces radars organisationnels permettent aussi non seulement de surveiller l’évolution de la concurrence, mais aussi la diversification des stratégies managériales, dont les éventuelles fusions ou alliances – encore une fois, un rappel de ce que Sun Tzu enseignait : « Ceux qui ne connaissent pas le plan de leurs adversaires ne sont pas prêts pour la négociation » (Sun Tzu, 1978).

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La veille : un élément structurant de la construction d’une professionnalité pour les étudiants en master documentation ?

Florence Thiault, Jacques Kerneis, Rozenn Rouillard et Richard Peirano

-- Extrait --

Tout comme les concepts de « professionnalisation » et de « pratiques », le consensus lexical masque un « dissensus » sémantique qui entoure le mot « veille ». Pour illustrer cet état de fait, nous produisons ici quelques éléments définitoires avant de cerner, à travers le questionnaire et l’entretien collectif, la vision qu’en ont les étudiants. La première définition, produite par l’Afnor, est la plus répandue. Elle considère la veille comme une : « activité continue et en grande partie itérative visant à une surveillance active de l’environnement technologique, commercial, juridique, concurrentiel etc., pour en anticiper les évolutions ».

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La veille : un élément structurant de la construction d’une professionnalité pour les étudiants en master documentation ?

Florence Thiault, Jacques Kerneis, Rozenn Rouillard et Richard Peirano

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Nous nous appuierons dans cet article sur la définition proposée par Peirano (2012) qui a une dimension systémique et ouverte : « apporter la bonne information à la bonne personne, au bon moment en vue de répondre à un besoin ». Elle insiste également sur l’aspect temporel et stratégique : « Un bon veilleur sera donc celui qui va anticiper des problèmes qui n’existent pas encore, mais qui sont en voie d’émergence ! ». D’autre part, cette définition comporte une dimension de la veille qui nous intéresse particulièrement dans le cadre d’une utilisation en formation. « Veiller c’est apprendre, c’est le même processus avec des finalités différentes ». La veille n'est donc plus seulement envisagée dans le rôle qu'elle tient dans une structure, mais comme un processus humain d'apprentissage entre questionnement de son besoin d'information et diffusion/production/mise en forme/externalisation de ses connaissances personnelles. Ce dernier aspect renvoie alors à une dimension de mise à distance de ce que j'apprends en même temps qu'à une réflexion sur les méthodes d'apprentissage que l'on regroupe communément sous le terme de métacognition.