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Pratiques informationnelles durables : une revue de littérature

Aurélie Brunet

-- Extrait --

Bourret, Cacaly et Chambaud (2008), dans leur étude sur la place de l’information professionnelle dans la notion de capital immatériel, ont introduit le concept d’information durable. En développant chacun des quatre actifs immatériels participant du secteur de l’information professionnelle au sens large, et plus précisément celui relatif « aux activités d’information professionnelle » que sont l’intelligence économique ou la veille stratégique, les auteurs font émerger le concept d’information durable :

« (…) les contraintes environnementales font que des objets jugés inutiles il y a quelques années peuvent redevenir d’actualité, c’est-à-dire redevenir écologiquement et économiquement viables. Le réexamen de ce qui a été fait valorise les bases d’informations dans un esprit finalement semblable à celui du développement durable. En effet, l’information est la seule ressource qui puisse être réutilisée plusieurs fois sans perdre de sa valeur et dont la valeur ajoutée dépende étroitement de son contexte d’utilisation. Dans le cadre d’une exploitation intelligente de l’information, le passé c’est l’avenir. L’utilité du réexamen de ce qui a été fait confère aux gisements d’informations une valeur pérenne et génère ainsi le concept d’information durable. Mémoire et savoir sont consubstantiels. Sans mémoire, il n’y a pas d’avenir ». 

Face aux enjeux multiples, aux crises multifactorielles et aux défis du développement durable (Labelle, 2008 ; Mallowan, op. cit.) « l’information apparaît donc clairement pour l’entreprise comme un bien qui doit être « durable », c’est- à-dire exploité de façon rationnelle et optimisée ». Les entreprises doivent changer leur comportement et « adopter une attitude plus responsable, plus innovante, plus exigeante » face aux flux incessants et toujours plus nombreux d’information. A l’ère de l’information durable, l’information doit donc être considérée comme un bien durable qui repose sur « une meilleure exploitation des gisements d’information accumulés par les générations qui nous ont précédés, exploitation créatrice de richesse pour les générations futures à condition que soient remplies trois conditions[3] ». Le concept d’information durable peut s’apparenter à une déclinaison de celui de développement durable mais appliqué à la société de l’information. 

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La culture de l’information comme levier de changement dans le système de santé français. Le rôle des nouvelles organisations d’interface ou une approche coopérative autour de dynamiques de proximité

Christian Bourret et Claudie Meyer

-- Extrait --

Fondamentalement, l’information durable alimente une démarche participative associant tous les acteurs qui s’inscrit dans les critiques de V. De Gaulejac sur la « société malade de la gestion » et de H. Mintzberg sur les excès d’approches quasi uniquement quantitatives et normatives de la performance et de l’efficience.