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Préserver la durabilité des pratiques informationnelles des acteurs de l’architecture éco-constructive : des pratiques informationnelles à une mémoire collective de travail

Vincent Liquète

-- Extrait dans lequel le concept "durabilité" est parent du concept "viabilité" --

La durabilité des pratiques d’information découle également d’une forme de stabilité et d’équilibre du système d’information auquel se réfèrent principalement les acteurs. En effet, nous ne pouvons interroger la durabilité des pratiques d’information, sans imaginer la viabilité des systèmes d’information sollicités. Marie-Hélène Durand (Durand et al., 2012), par exemple, souligne que les systèmes (d’information) dynamiques ne sont pas ceux qui recherchent « une solution optimale » à partir d’un critère posé a priori, mais d’abord ceux qui respectent les contraintes à chaque instant et intègrent à temps les diverses prises de décisions, en considérant l’adaptation des évolutions sans préjuger du futur. Ainsi, l’approche par la théorie de la viabilité met l’accent d’abord sur les contraintes et leur respect, plutôt que sur la recherche d’équilibres particuliers pour des évolutions spécifiées a priori. Dans le secteur de l’éco-construction, les contraintes repérées sont prioritairement d’ordres économique, normatif voire physique. Les acteurs dans leurs pratiques d’information cherchent pour la plupart à se dégager des logiques d’optimalité pour plutôt rechercher les meilleures conditions adéquates à leurs projets et difficultés du moment. Ainsi, en croisant nos résultats d’entretien avec des acteurs de l’éco-construction et les approches du management cognitif des systèmes d’information (Bouvier, 2011), nous percevons que les défauts de viabilité des systèmes d’information actuels sont caractérisables autour de 4 signaux faibles, à savoir : l’absence d’une bonne connaissance des praticiens (notamment de leur niveau personnel d’information et de connaissance sur les thématiques émergentes de l’éco-construction), la difficulté à identifier un ensemble de signaux faibles de la part de l’environnement de travail, l’obstacle à rendre interopérable leur système d’information personnel avec celui des grands réseaux et fournisseurs d’informations professionnelles, enfin, une tendance à reproduire des échecs antérieurs faute d’une capacité à organiser de manière viable des bases de récits et d’expériences ayant conduits à des difficultés voire des échecs par le passé.

Catégorie parente: Actes de colloque ⎪in COSSI 2013 : La culture de l’information et les pratiques informationnelles durables ⎪Publication : 19 juin 2013