MALLOWAN Monica

Statut

Université de Moncton, Campus Shippagan
218 J.-D. Gauthier
Shippagan, Nouveau Brunswick, Canada
E8S 1P6 

 

Publication COSSI

Introduction : processus de normalisation et durabilité de l’information

Vincent Liquète, Monica Mallowan et Christian Marcon

La problématique de la normalisation de l’information  a nourri le champ des sciences de l’information et de la communication, et au-delà, celui des sciences humaines et sociales, ou des sciences et techniques depuis déjà quelques décennies. Dès 2011, J. Perriault et C. Vaguer indiquent que la norme est centrale dans la société contemporaine et qu’elle est foncièrement pluridisciplinaire, ne concernant pas uniquement l’industrie et l’informatique, mais également les sciences humaines et sociales dans leur ensemble, qu’il s’agisse du droit, de la sociologie, de la psychologie, des sciences de l’information et de la communication[1], de la science politique ou encore de l’économie.  

Historiquement, le progrès technique, puis industriel, maintenant néo-industriel et numérique, ont eu pour catalyseur fondamental un double phénomène de standardisation puis de normalisation des processus de fabrication. Si le vocabulaire anglo-saxon recourt au même terme pour désigner les deux mécanismes (standard), une différence processuelle et stratégique profonde permet de les distinguer : la norme  est établie par un organisme de normalisation reconnu dans le cadre d’un processus phasé incluant généralement des négociations entre une pluralité d’acteurs alors que le standard est un produit industriel qui se répand et tend à faire autorité tant que le secteur qui en a l’usage ne choisit pas de lui préférer un nouveau standard. L’une et l’autre procèdent de la recherche d’un acte optimisé, d’un one best way de la qualité, de la production, de l’usage… L’une et l’autre font l’objet de stratégies industrielles et d’influence dans l’établissement de la norme aussi bien que du standard. 


 

Introduction : Méthodes et stratégies de gestion de l'information par les organisations : des "big data" aux "thick data"

Christian Marcon, Sylvie Grosjean, Monica Mallowan

La problématique de la gestion des données par les organisations n’est pas récente, mais l’accès à des données massives produites par le monde digital (e-commerce, requête internet, capteurs e-santé, objets connectés, etc.) conduit indéniablement les organisation à gérer, traiter, utiliser et réutiliser leurs données différemment voire à exploiter celles d’autres organisations. Confrontées à la pression concurrentielle, les organisations comptent sur la performance des technologies de l’information pour soutenir leurs processus organisationnels et pour les aider à maîtriser la masse d’information en circulation dans leur environnement interne et externe. Face à l’accumulation de données massives (big data) en milieu organisationnel (Bollier, 2010; Rudder, 2014), l’approche privilégiée pour en tirer un sens est celle de l’analyse quantitative menant à des démarches d’intelligence d’affaires (business intelligence), en vue de s’en servir pour la prise de décision et le passage à l’action (Cohen, 2013; Fernandez, 2013). Ceci conduit à l’idée dangereuse que des données statistiques seraient plus utiles et objectives et contribueraient à rendre les organisations plus efficaces et rentables (Bollier, 2010). 

Introduction : l'information, la communication et les organisations au défi de l'altérité

Christian Marcon, Vincent Liquète, Monica Mallowan

En 2005, Denise Jodelet introduisait son article Formes et figures de l’altérité en écrivant : « Incarnation de la diversité humaine, l’autre est pluriel. Il paraît ou est désigné tel, à divers titres, sous des conditions, dans des circonstances et à partir de points de vue multiples. Les questions que l’on peut poser à son propos sont aussi variées : de qui s’agit-il, individu ou groupe ? Comment et pourquoi s’opèrent sa perception, sa définition, sa construction, sa représentation ? Quelles relations sont établies avec l’autre, sous quelles formes pratiques et symboliques, en fonction de quelles motivations ou fins, sur la base de quelles positions sociales relatives, etc.? »

Introduction : Communication, information et savoir : quel management pour une organisation durable ?

Dominique Maurel, Christian Marcon et Monica Mallowan

Résumé : Si les principes du développement durable cherchaient initialement à orienter les manières de faire dans le domaine de l’environnement, la nécessité d’un développement présent garantissant la capacité des générations futures à satisfaire leurs besoins a rapidement mis en évidence le lien intrinsèque entre les territoires de l’écologique, du social et de l’économique. Puisque le développement durable implique avant tout un changement profond des stratégies dans les différentes aires d’action de ces domaines, il devient impératif d’investiguer les approches organisationnelles informationnelles, communicationnelles et documentaires à l’oeuvre ou en proposer de nouvelles qui soient aptes à soutenir les efforts déployés par les structures de tout milieu – institutionnel ou corporatif, afin d’assurer leur développement actuel, sans compromettre leur avenir ou celui des individus ou des collectivités.