LIQUETE Vincent

Statut

Professeur en Sciences de l'Information et de la Communication
Directeur adjoint Formation ESPE
Co-responsable du GCCPA
IMS- Equipe RUDII, UMR 5218 - CNRS

 

 

Publication COSSI

Introduction : Questionner les manières d’habiter les espaces documentaires d’accès aux savoirs : une approche sensible

Isabelle Fabre et Vincent Liquète

Les bibliothèques et musées, lieux de savoirs (Jacob, 2007) font se côtoyer des dispositifs (Jacquinot-Delaunay, Monnoyer, 1999) d’organisation, d’architecture, voire de mise en scène, susceptibles de susciter une appropriation progressive de l’espace par les usagers. La manière de présenter les objets et la diversité des dispositifs révèle l’importance que l’on accorde à l’agencement de l’espace au sein des lieux de savoirs que sont les bibliothèques et les musées afin de les rendre propices à l’accès au savoir (Fabre, Regimbeau, 2013). Plus largement, les espaces de culture et de loisirs ont revu leur agencement en misant sur une large palette d’usages et une pluralité de pratiques en situation. Ces mêmes organisations laissent ainsi place à de nouveaux services dédiés à de nouvelles expériences sensibles des publics[1].

Depuis le début des années 2000, le paysage documentaire public s’est peu à peu agrandi de figures telles que Troisième lieu pour les bibliothèques publiques, et le learning centre pour les bibliothèques universitaires, les fablabs notamment dans les espaces de culture scientifique et technique. Ces figures semblent questionner et impacter les espaces documentaires scolaires, Centre de documentation et d’information de l’Education nationale et de l’Enseignement agricole parfois dénommés 3C pour Centres de culture et de connaissance, en particulier dans la manière dont ces nouveaux espaces réinterrogent l’accès aux savoirs. Or, à l’abri des débats entre sphère professionnelle et médiatique autour des bibliothèques, comme en témoigne l’article critique paru dans le Monde diplomatique de juin 2018[2] qui présente ces institutions comme des espaces dont les aspects conviviaux et utilitaires, éclipseraient leur organisation scientifique du savoir, des chercheurs poursuivent l’observation des pratiques dans ces lieux de savoirs. Au-delà, les notions même d’apprentissage et de construction de savoirs, ne se résument plus aux seules expériences de lecture de documents, mais à des démarches expérientielles en situation (gamification, fabrication, testing…).


 
 

Introduction : l'information, la communication et les organisations au défi de l'altérité

Christian Marcon, Vincent Liquète, Monica Mallowan

En 2005, Denise Jodelet introduisait son article Formes et figures de l’altérité en écrivant : « Incarnation de la diversité humaine, l’autre est pluriel. Il paraît ou est désigné tel, à divers titres, sous des conditions, dans des circonstances et à partir de points de vue multiples. Les questions que l’on peut poser à son propos sont aussi variées : de qui s’agit-il, individu ou groupe ? Comment et pourquoi s’opèrent sa perception, sa définition, sa construction, sa représentation ? Quelles relations sont établies avec l’autre, sous quelles formes pratiques et symboliques, en fonction de quelles motivations ou fins, sur la base de quelles positions sociales relatives, etc.? »

 

Construction d’une identité professionnelle face à l’altérité des usagers : le cas de la documentation scolaire en France

Vincent Liquète

Résumé : Depuis le début des années 1990, les documentalistes scolaires français ont progressivement assis leur profession, en obtenant dans un premier temps le CAPES de documentation, puis en entrant progressivement dans les projets et les dispositifs pédagogiques. Une part significative de cette construction de l’identité professionnelle s’est bâtie en écho à la personne de l’Autre, l’Autre en tant qu’enseignant de discipline, ou l’Autre en tant qu’usager. Ces éléments de la conception de l’altérité seront présentés puis analysés.

 

La patrimonialisation de l’information professionnelle dans les organisations : pour un management négocié et durable

Vincent Liquète

Résumé : La constitution de collections numériques est une des conditions de la mise en place du partage de connaissances dans une perspective de patrimonialisation comprise comme un processus collectif de traitement et de partage de l’information dans une communauté professionnelle. Ainsi, penser la patrimonialisation de l’information professionnelle revient à mettre en œuvre un management négocié et durable.