MARCON Christian

Statut

Professeur des universités en Sciences de l'Information et de la Communication
CEREGE (EA 1722)

IAE Poitiers
20, rue Guillaume VII Le Troubadour
BP639
86022 Poitiers Cedex, France 

 

 

Publication COSSI 


Les PME croient-elles aux données massives (big data) ?

Christian Marcon

Résumé : A l’heure de l’emballement des discours sur les big data, annoncées comme quasi miraculeuses, les entreprises devraient faire preuve de réserve pour être régulièrement confrontées à des modes managériales annonciatrices de lendemains rentables, à l’image de du knowledge management dans les années 2000, dont les performances réelles appellent circonspection. 
Les petites entreprises françaises sont particulièrement exposées à ce phénomène. Sous le feu des messages commerciaux et d’un discours ambiant, elles s’interrogent sans doute, sans que l’on dispose d’une véritable étude de leur compréhension de la notion de big data, de leurs discours sur le sujet, des pratiques qu’elles ont engagées, de leurs choix, leurs attentes, la manière dont elles envisagent de mesurer le retour sur investissement si elles ont choisi de s’y engager. 
Cet article propose les résultats d’une étude qualitative menée auprès d’un groupe de 23 petites entreprises, avec analyse des verbatim et discussion des résultats. L’étude montre l’émergence d’une nouvelle prophétie auto-réalisatrice autour des big data

 

Introduction : l'information, la communication et les organisations au défi de l'altérité

Christian Marcon, Vincent Liquète, Monica Mallowan

En 2005, Denise Jodelet introduisait son article Formes et figures de l’altérité en écrivant : « Incarnation de la diversité humaine, l’autre est pluriel. Il paraît ou est désigné tel, à divers titres, sous des conditions, dans des circonstances et à partir de points de vue multiples. Les questions que l’on peut poser à son propos sont aussi variées : de qui s’agit-il, individu ou groupe ? Comment et pourquoi s’opèrent sa perception, sa définition, sa construction, sa représentation ? Quelles relations sont établies avec l’autre, sous quelles formes pratiques et symboliques, en fonction de quelles motivations ou fins, sur la base de quelles positions sociales relatives, etc.? »

 
 

Introduction : bricolages, improvisations et résilience organisationnelle face aux risques informationnels et communicationnels

Sylvie Grosjean, Christian Marcon et Dominique Maurel

Les organisations sont complexes, fortement technologisées, et évoluent dans un environnement de plus en plus turbulent, ce qui tend à les rendre vulnérables. Dans un tel contexte, des auteurs ont notamment abordé la question des risques communicationnels et informationnels encourus par les organisations (Moinet, 2014; Sauvajol-Rialland, 2014; Bouzon, 2001; Bonneville et Grosjean, 2007). Ces risques renvoient à une ambigüité, équivocité générées par l’usage de données numérique, à la perte de contrôle de l’information dans les organisations (surcharge informationnelle) ou aux risques de désorganisation des collectifs (problèmes de coordination des actions, de collaborations, etc.). Par exemple, dans le contexte du travail en réseau, les acteurs font reposer la coordination de leurs actions sur de nouveaux modes de communication ayant un recours massif aux données numériques, à l’utilisation de systèmes d’information, etc. Or, malgré toutes les précautions techniques et tentatives de mieux contrôler l’information qui circule, de permettre une meilleure communication, de nombreux chercheurs décrivent les TIC comme des agents ambigus, capables de modifier très profondément notre rapport à autrui et au support, à l’écriture, à la lecture, à l’espace et au temps (Borzeix et Fraenkel, 2005). En effet, l’introduction de diverses technologies telles que les Workflows, ERP et autres accentuent la plurisémioticité (Lacoste, 2005) et l’imbrication des formes langagières et des supports : mélange de langage oral, d’écrits, d’images, de chiffres, de codes, de tableaux, etc. Les jargons de métiers, les langages d’experts ou de spécialistes se côtoient, se chevauchent, s’interpénètrent et peuvent parfois générer de la confusion, voire des erreurs de manipulations, autrement dit rendre vulnérable ces nouvelles formes d’organisation et les confronter à un nouveau type de risques : les risques communicationnels. 

 

La communication durable vue par les professionnels de la communication. Une approche exploratoire des actions et représentations des acteurs

Christian Marcon et Sylvie Grosjean 

Résumé : Nous présentons les résultats d’une étude exploratoire qualitative menée auprès de consultants en communication et de chargés de communication en organisations. Cette étude exploratoire interroge le concept de communication durable. Les principaux résultats montrent que le concept de communication durable est sujet à des interprétations multiples par les professionnels de la communication. Ce concept renvoyant à des notions telles que la communication pérenne ou responsable, l’influence néfaste des pratiques de greenwashing et l’interrogation sur la saturation communicationnelle. Les premiers résultats de cette étude, nous amène à questionner la pertinence d’étudier le concept de communication durable comme un objet-frontière.

 
 

Introduction : Communication, information et savoir : quel management pour une organisation durable ?

Dominique Maurel, Christian Marcon et Monica Mallowan

Résumé : Si les principes du développement durable cherchaient initialement à orienter les manières de faire dans le domaine de l’environnement, la nécessité d’un développement présent garantissant la capacité des générations futures à satisfaire leurs besoins a rapidement mis en évidence le lien intrinsèque entre les territoires de l’écologique, du social et de l’économique. Puisque le développement durable implique avant tout un changement profond des stratégies dans les différentes aires d’action de ces domaines, il devient impératif d’investiguer les approches organisationnelles informationnelles, communicationnelles et documentaires à l’oeuvre ou en proposer de nouvelles qui soient aptes à soutenir les efforts déployés par les structures de tout milieu – institutionnel ou corporatif, afin d’assurer leur développement actuel, sans compromettre leur avenir ou celui des individus ou des collectivités.

  

Les acteurs de la diffusion de la notion d’e-réputation en France visualisés sous la forme d’un graphe

Jean-Baptiste Mac Luckie et Christian Marcon 

Résumé : La notion de réputation en ligne, ou e-réputation, a émergé au début des années 2000 en France. Depuis son apparition s’est construit un véritable marché de la e-réputation, relativement structuré, comprenant une diversité d’acteurs aux pratiques souvent similaires. Quels sont les acteurs de la diffusion de la notion d’e-réputation en France ? C’est la question à laquelle notre proposition souhaite apporter des éléments de réponse, à travers une visualisation d’un réseau de comptes Twitter qui participent à la diffusion de cette notion en France.

 

Les applications d’Intelligence Collective, entre utopie et réalité

Antoine Dupré, Antoine Henry et Christian Marcon 

Résumé :« La totalité est plus que la somme des parties » Aristote. Platon utilisait le dialogue, la communication, pour amener à de nouvelles connaissances. Son objectif était de créer une cité utopique. La communication serait donc à la base de l’utopie de l’omniscience. Cette utopie où la connaissance d’un individu est totale ne pourrait exister qu’à une seule condition : la communication a atteint un niveau parfait entre ces individus. Ainsi se pose la question de la persistance de l’existence de l’individu au sein de la communauté.