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De l’utilisation de l’information à des fins d’acceptabilité des changements. L’exemple du secteur de l’énergie

Viviane Du Castel 

-- Extrait --

S’il est nécessaire pour les entreprises de « voir loin en arrière pour voir loin en avant », l’anticipation est indispensable afin d’identifier les risques à venir[16] en matière de questions économiques (macro et micro), politiques, environnement des affaires, environnement institutionnel. Dans ce but, les meilleurs outils sont encore la veille[17] et l’anticipation[18] qui sont autant de radars pour mieux comprendre les interconnections et les enchaînements. Il s’agit là de véritables outils d’aide à la décision. La prévention et la gestion des risques nécessitent de maîtriser l’information (recueil, interprétation) afin de pouvoir l’analyser en termes de risques, de menaces, de vulnérabilités. La surveillance de l’environnement met en exergue les informations stratégiques. La constitution d’une « war room » est souvent préconisée, afin de mieux visualiser l’information en temps réel, de conduire et gérer les actions, de réagir face aux événements, et d’intervenir si nécessaire. De plus, une stratégie de communication est indispensable et doit impérativement concerner l’ensemble des acteurs en tenant compte des informations protégées et sécurisées. Cette redéfinition des rôles et des méthodes de tous les acteurs de la sphère énergétique est cruciale. La connaissance de tous les acteurs et de tous les facteurs impliqués et impactants favorise une meilleure appréhension de l’ensemble des relations et des interactions ; cette prise en compte de toutes les dimensions du jeu économique permet de suivre l’évolution de la situation grâce à une analyse collective et des scénarisations, afin d’assurer / gérer la prévention et la gestion des ruptures (Caste, 2011).

Ces impératifs de maîtrise de l’environnement en évolution obligent les entreprises énergétiques à implanter des systèmes d’information nombreux et diverses, afin de prendre les bonnes décisions[19]. Ces dispositifs collectent, traitent, synthétisent, analysent et diffusent les informations stratégiques[20] pour les distribuer au bon moment, aux bonnes personnes (décideurs, opérationnels). Il convient toutefois de définir préalablement et de déterminer la typologie et les sources de ces informations stratégiques, puis, de maîtriser la méthodologie de la veille[21] et de l’intelligence stratégiques afin d’optimiser les compétences, l’expertise et la productivité. L’appel à ces radars organisationnels permettent aussi non seulement de surveiller l’évolution de la concurrence, mais aussi la diversification des stratégies managériales, dont les éventuelles fusions ou alliances – encore une fois, un rappel de ce que Sun Tzu enseignait : « Ceux qui ne connaissent pas le plan de leurs adversaires ne sont pas prêts pour la négociation » (Sun Tzu, 1978).