Préserver la durabilité des pratiques informationnelles des acteurs de l’architecture éco-constructive : des pratiques informationnelles à une mémoire collective de travail

Vincent Liquète

-- Extrait --

Selon nous, l’activité informationnelle peut être observée comme l’interaction des individus avec un environnement informationnel. Selon le principe orienté-objet de la théorie de l’activité, cette interaction est motivée, elle permet de transformer l’objet (un document récupéré à partir d’un site web, un extrait d’un livre ou d’un article, une information fournie par un expert, etc.), considéré comme « une matière première », en un objet significatif (par exemple, les informations récupérées sont organisées en fonction des différentes facettes du sujet traité), et puis en un objet potentiellement partagé ou conjointement construit (par exemple, la construction collaborative du sens à partir de l’information récupérée et organisée permet de résoudre le problème d’information à l’origine du système d’activité). Cette construction du sens témoigne d’une certaine maîtrise de l’information collectée. En interagissant (recherche, lecture, vérification, classification, échange entre pairs etc.) avec l’environnement informationnel, les individus explorent et découvrent son contenu et tentent par la suite de saisir ce qui les intéresse, en fonction de leur besoin, voire de le mettre en partage au sein de leur communauté de praticiens (Lehmans, 2012). 

Catégorie parente: théorie de l'activité (TA)
Publication : 16 octobre 2014
Création : 15 décembre 2014
Mis à jour : 15 décembre 2014