Préserver la durabilité des pratiques informationnelles des acteurs de l’architecture éco-constructive : des pratiques informationnelles à une mémoire collective de travail

Vincent Liquète

-- Extrait dans lequel le "constructivisme" étudie le "système d'information" --

L’approche constructiviste, en particulier, qui nous permet de penser que la construction d’un système d’information professionnel est un acte et un espace négocié, donc négociable, entre les acteurs, ce qui par principe le rendrait dès lors « durable » car porté et envisagé par une majorité d’entre eux. Cette approche constructiviste et responsable implique de considérer alors l’entreprise voire le réseau d’entreprises dans un encastrement social, économique et d’innovation, où l’ensemble des priorités et des prises de décisions sont le résultat de relations et de réflexions collégiales.

Catégorie parente: Actes de colloque ⎪in COSSI 2013 : La culture de l’information et les pratiques informationnelles durables ⎪Publication : 19 juin 2013

Catégorie parente: système d'information
Publication : 16 octobre 2014
Création : 05 mai 2017
Mis à jour : 05 mai 2017

Culture de l’information, durabilité : objets-frontière pour une conceptualisation à facettes

Alain Chante, Lise Verlaet et Coleta Vaisman

-- Extrait dans lequel un "système d'information" est conçu pour être "durable"  --

D’abord au niveau du système d’information qui revendiquerait les qualités du durable. Nous évacuerons les illusions extrémistes, qui pourrait dire qu’il faudrait se passer des ordinateurs couteux en électricité, comme du papier, cause de forêts détruites, et nous orienterait vers les rêves de De Rosnay d’une communication entre télépathes, ayant sû développer des zones nouvelles du cerveau humain (Rosnay De, 1995) ! Plus sérieusement, la notion de développement durable a également eu des répercussions sur les systèmes d’information : le « green information technology », traduit par le Journal officiel français en éco-TIC (Foucard, 2010). Ces éco-TIC doivent désormais être conçus afin de réduire les effets négatifs de l'activité humaine sur l'environnement, notamment par l’utilisation d’un matériel adapté aux besoins (au lieu d’ordinateurs utilisés à 10% de leurs capacités), le partage des matériels, la lutte contre les positions de monopole, des politiques d’emploi. Au plan des entreprises, il suffit de faire une simple recherche sur internet (3) de l’expression « développement durable » pour vérifier ce fait. Aux informations de type institutionnel et gouvernemental se mêlent les démarches inhérentes au développement durable de grands groupes industriels (Philips, Lafarge, Vinci, Alstom…) qui tentent de se racheter à grands coups marketing une « image propre ». Le mot d’ordre pouvant être résumé par leur volonté de préserver l’équilibre entre réussite économique, protection de l’environnement et responsabilité sociale, ces principes seraient désormais au cœur de leur culture d’entreprise… La politique du « pollueur-payeur » a vite été comprise par les industriels, des débats ont d’ailleurs eu lieu pour durcir les sanctions financières à l’égard des « mauvais élèves » en écologie. Le projet de loi discuté en avril dernier au sénat vise à faire de l’obsolescence programmée un délit. De prime abord, nous pourrions croire à des rétroactions positives des acteurs économiques, quand bien même celles-ci seraient motivées par les pénalités financières. Or de nouveaux acteurs – spécialisés en développement durable – ont fait leur apparition, notamment des cabinets d’expertise comptable dont les interactions permettent au système de retrouver sa structure initiale. Ce sont ces nouveaux acteurs qui entretiennent l’homéostasie du système.

Catégorie parente: Actes de colloque ⎪in COSSI 2013 : La culture de l’information et les pratiques informationnelles durables ⎪Publication : 19 juin 2013

Catégorie parente: système d'information
Publication : 16 octobre 2014
Création : 05 mai 2017
Mis à jour : 05 mai 2017