Préserver la durabilité des pratiques informationnelles des acteurs de l’architecture éco-constructive : des pratiques informationnelles à une mémoire collective de travail

Vincent Liquète

-- Extrait --

Par collaboration, nous entendons la définition donnée par Hertzum (2008), à savoir l’exigence d’un certain niveau d’entente et de compréhension, entre les acteurs, même si les acteurs impliqués dans la collaboration n’ont pas besoin d’être d’accord sur tout, mais sans une entente partagée et un intérêt commun à la collaboration, cette dernière a peu de probabilité de réussir. Il n’en reste pas moins difficile, délicat et complexe de maintenir une entente partagée, notamment dans les réseaux et les organisations de grande taille (Ben Abdallah, 2012).

Catégorie parente: Actes de colloque ⎪in COSSI 2013 : La culture de l’information et les pratiques informationnelles durables ⎪Publication : 19 juin 2013

Catégorie parente: collaboration
Publication : 16 octobre 2014
Création : 14 décembre 2014
Mis à jour : 14 décembre 2014

Préserver la durabilité des pratiques informationnelles des acteurs de l’architecture éco-constructive : des pratiques informationnelles à une mémoire collective de travail

Vincent Liquète

-- Extrait dans lequel le concept "collaboration" est enfant du concept "durabilité" --

Un autre point qui nous semble difficile à écarter est celui de la convergence d’intention entre durabilité et collaboration. En effet, il semble de plus en plus difficile d’envisager, notamment, la recherche et l’expertise de l’information professionnelle sans l’apparenter à la collaboration des acteurs, au sein de l’entité observée, mais également, entre les structures. Par collaboration, nous entendons la définition donnée par Hertzum (2008), à savoir l’exigence d’un certain niveau d’entente et de compréhension, entre les acteurs, même si les acteurs impliqués dans la collaboration n’ont pas besoin d’être d’accord sur tout, mais sans une entente partagée et un intérêt commun à la collaboration, cette dernière a peu de probabilité de réussir. Il n’en reste pas moins difficile, délicat et complexe de maintenir une entente partagée, notamment dans les réseaux et les organisations de grande taille (Ben Abdallah, 2012).
En nous inspirant des travaux de Liechti et Sumi, nous pouvons émettre l’hypothèse qu’une démarche durable et collaborative dans des contextes informationnels sous-entendraient 4 niveaux de conscience des acteurs à savoir :

la conscience d’appartenir à un groupe et de le considérer pour échanger et diffuser des informations ; la conscience du lieu de travail où les acteurs se réfèrent à un espace commun partagé et connu de tous, espace pouvant être physique ou numérique, où ils apportent et discutent de leurs constatations, de leurs résultats voire de leurs création commune ; la conscience contextuelle, faisant que chaque membre d’un secteur, par ses activités a le sentiment de participer à une forme de bien collectif et permettant ainsi d’asseoir le secteur d’activités concerné ; enfin, la conscience périphérique qui peut se résumer à la capacité de chaque acteur à rechercher, traiter des informations à la marge du domaine essentiel, qui pourrait à terme nourrir l’activité principale et les priorités engagées.

Plus ces niveaux de conscience sont affirmés dans un secteur d’activités, davantage est intégrer la collaboration entre les pairs et la durabilité des pratiques notamment d’information.
 
Catégorie parente: collaboration
Publication : 16 octobre 2014
Création : 21 novembre 2016
Mis à jour : 21 novembre 2016