Bricolages, improvisations et résilience organisationnelle face aux risques informationnels et communicationnels 

Numéro coordonné par Sylvie Grosjean, Christian Marcon et Dominique Maurel

Les organisations sont complexes, fortement technologisées, et évoluent dans un environnement de plus en plus turbulent, ce qui tend à les rendre vulnérables. Dans un tel contexte, des auteurs ont notamment abordé la question des risques communicationnels et informationnels encourus par les organisations (Moinet, 2014; Sauvajol-Rialland, 2014; Bouzon, 2001; Bonneville et Grosjean, 2007). Ces risques renvoient à une ambigüité, équivocité générées par l’usage de données numérique, à la perte de contrôle de l’information dans les organisations (surcharge informationnelle) ou aux risques de désorganisation des collectifs (problèmes de coordination des actions, de collaborations, etc.). Par exemple, dans le contexte du travail en réseau, les acteurs font reposer la coordination de leurs actions sur de nouveaux modes de communication ayant un recours massif aux données numériques, à l’utilisation de systèmes d’information, etc. Or, malgré toutes les précautions techniques et tentatives de mieux contrôler l’information qui circule, de permettre une meilleure communication, de nombreux chercheurs décrivent les TIC comme des agents ambigus, capables de modifier très profondément notre rapport à autrui et au support, à l’écriture, à la lecture, à l’espace et au temps (Borzeix et Fraenkel, 2005). En effet, l’introduction de diverses technologies telles que les Workflows, ERP et autres accentuent la plurisémioticité (Lacoste, 2005) et l’imbrication des formes langagières et des supports : mélange de langage oral, d’écrits, d’images, de chiffres, de codes, de tableaux, etc. Les jargons de métiers, les langages d’experts ou de spécialistes se côtoient, se chevauchent, s’interpénètrent et peuvent parfois générer de la confusion, voire des erreurs de manipulations, autrement dit rendre vulnérable ces nouvelles formes d’organisation et les confronter à un nouveau type de risques : les risques communicationnels. 

De plus, le recours à l’utilisation d’écrans et de médiations informatiques dans les organisations s’accompagne indéniablement d’une intellectualisation du travail, d’une distance croissante aux choses, d’un tournant symbolique, qui comme le souligne Lacoste (2005) tend à substituer l’intervention sur les signes à la manipulation directe. Ainsi, avec l’introduction des TIC, la communication dans les organisations « s’incarne dans une pluralité de modalités sémiotiques complémentaires : gestes et actes, graphiques et images, paroles et écrits » (Lacoste, 2005, p.30). L’écriture, qui a toujours été présente dans les organisations, revêt aujourd’hui des formes multiples (formulaires électroniques, espaces de partage de données, etc.) et il est indéniable que la présence de technologies tels que les écrans de contrôle et autres tendent à modifier l’environnement de travail. En effet, les objets matériels ne sont plus présents, plus visibles en tant que tels. Ils sont objets de représentations, de symbolisations sous la forme de textes écrits sur des écrans, sous forme d’imageries numériques, de tableaux, de diagrammes (pensons aux opérateurs de salles de contrôle, aux contrôleurs aériens, etc.). Par ailleurs, tout en modifiant l’environnement de travail, les TIC ont aussi permis une numérisation de l’information. En effet, les données numériques se présentent sous la forme d’un « ensemble d’impulsions électromagnétiques, immatérielles, fuyantes, et caractérisées par leur aptitude à disparaître sans laisser de trace (pour être éventuellement remplacées par d’autres, toujours sans trace de la substitution) » (Caprioli et Sorieul, 1997, p.383). Néanmoins la numérisation des données offre de nombreux avantages, parmi lesquels la rapidité, la souplesse et la facilité d’accès. Ainsi, nous assistons depuis de nombreuses années au sein des organisations à l’affranchissement de l’information de son support-papier. Or, cette information reçoit par sa numérisation une ubiquité permettant d’y avoir accès en différents temps et lieux. Ainsi, l’ubiquité numérique reconfigure totalement nos possibilités d’accès à l’information (Bachimont, 1999), tout en faisant apparaître de nouvelles problématiques (perte de sens, perte de confiance, perte de contrôle, etc.). Le recours à l’information numérique peut générer un état d’insécurité associé aux données numériques (Bonneville et Grosjean, 2007), et confronter les individus (devant travailler à partir de celles-ci) à l’équivocité (Weick, 2001), autrement dit « à la présence d’interprétations multiples pour une même situation » (Allard-Poesi, 2003, p.99).

Ajoutons à ceci que la réseautification des organisations rend nécessaire la mise à disposition et en circulation de l’information. Celle-ci demeure ainsi la matrice fondamentale qui rend justement possible le travail en réseau, le travail à distance et la coordination des actions. D’un côté l’information permet une certaine fluidification des communications, de l’autre cette fluidification des communications entraine souvent une « congestion » du fait de la sur-utilisation, ou mauvaise utilisation, de l’information en tant que telle (Lalhou, 2000, 2002). Par exemple, Helmersen et al., (2001) distinguent « la surcharge informationnelle » de la « surcharge communicationnelle ». La surcharge informationnelle renvoie aux difficultés qu’un individu rencontre pour traiter un volume important d’informations, pour les localiser, les récupérer, les stocker, les retrouver, les vérifier et filtrer celles qui sont importantes, les comprendre, les intégrer et réagir au contenu. Quant à la surcharge communicationnelle, elle renvoie aux difficultés rencontrées par un individu du fait d’un excès de sollicitations de la part de son entourage et de ses différents interlocuteurs; ceci exigeant de lui une disponibilité immédiate. La juxtaposition de ces deux phénomènes peut littéralement épuiser ceux qui en font l’expérience continuellement, les amener à la perception très déstabilisante d’une perte de contrôle et du sens de leur activité (Vacherand-Revel, 2007). L’impact de ces deux types de surcharges se multiplie donc dans les organisations, du fait de l’omniprésence des tâches et des procédures que les « travailleurs du savoir » - « knowledge workers » doivent accomplir quotidiennement, en se servant des dispositifs numériques en tant qu’outils de travail qui ne cessent d’évoluer.   

Ainsi, nos organisations sont soumises à de multiples risques communicationnels et informationnels qui tendent à les déstabiliser, à leur faire perdre le contrôle, autant de situations qui peuvent les conduire à la désorganisation, à l’effondrement et qui les rendent de plus en plus vulnérables.

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Méthodes et stratégies de gestion de l'information par les organisations : des "big data" aux "thick data"

Co-organisateurs du colloque : Sylvie Grosjean (Université d’Ottawa, Canada), Monica Mallowan (Université de Moncton, Canada), Christian Marcon (IAE-Université de Poitiers, France)

85e congrès de l’ACFAS - Université McGill, Montréal
Les 11 et 12 mai 2017 

La problématique de la gestion des données par les organisations n’est pas récente, mais l’accès à des données massives produites par le monde digital (e-commerce, requête internet, capteurs e-santé, objets connectés, etc.) conduit indéniablement les organisation à gérer, traiter, utiliser et réutiliser leurs données différemment voire à exploiter celles d’autres organisations. Confrontées à la pression concurrentielle, les organisations comptent sur la performance des technologies de l’information pour soutenir leurs processus organisationnels et pour les aider à maîtriser la masse d’information en circulation dans leur environnement interne et externe. Face à l’accumulation de données massives (big data) en milieu organisationnel (Bollier, 2010; Rudder, 2014), l’approche privilégiée pour en tirer un sens est celle de l’analyse quantitative menant à des démarches d’intelligence d’affaires (business intelligence), en vue de s’en servir pour la prise de décision et le passage à l’action (Cohen, 2013; Fernandez, 2013). Ceci conduit à l’idée dangereuse que des données statistiques seraient plus utiles et objectives et contribueraient à rendre les organisations plus efficaces et rentables (Bollier, 2010). 

Toutefois, cette accumulation de données chiffrées analysées statistiquement est limitée par l’absence d’un contexte significatif riche (Alles et Vasarhelyi, 2014), qui pour sa part est généré par une accumulation d’éléments non chiffrés, non quantifiables, non structurés et donc difficilement mesurables, de type socio-culturel (thick data), qui doivent être étudiés par une analyse qualitative, et qui mènent à des démarches d’intelligence stratégique (competitive and strategic intelligence). Cette rencontre entre les big data et les thick data peut générer l’information actionnable et compléter la perspective qu’une organisation doit avoir de son environnement et donc l’aider à mieux orienter ses voies d’action (Hoppe, 2015). Il est donc nécessaire de s’interroger sur la tendance qu’ont les organisations à prendre des décisions stratégiques en se fondant uniquement sur des algorithmes. « Les « datapartisans », représentants d’une pensée pro-positiviste, soutiennent une exploitation logico-mathématique des données par les machines et tentent par ce biais d’analyser des objets de connaissance, allant jusqu’à croire que la machine pourrait remplacer l’esprit humain dans le processus d’analyse. Ils font ainsi fi des recherches menées sur la logique des significations de Piaget, sur la logique déontique de Simon ou encore sur la dialogique de Morin, lesquelles doivent être mobilisées pour concevoir et construire des projets de connaissance » (Verlaet, 2015, p.253). La gestion des données massives n’est pas uniquement une question d’outils mais de stratégies et cela nécessite qu’une réflexion soit menée sur les stratégies et méthodes mises en œuvre par les organisations pour traiter, visualiser et « faire sens » de leurs données.

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Processus de normalisation et durabilité de l’information 

Co-organisateurs du colloque : Monica Mallowan (Université de Moncton, Canada), Vincent Liquète (Université de Bordeaux, France),  Christian Marcon (IAE-Université de Poitiers, France)

Université de Bordeaux, France
Les 24 et 25 mai 2018  


La problématique de la normalisation de l’information  a nourri le champ des sciences de l’information et de la communication, et au-delà, celui des sciences humaines et sociales, ou des sciences et techniques depuis déjà quelques décennies. Dès 2011, J. Perriault et C. Vaguer indiquent que la norme est centrale dans la société contemporaine et qu’elle est foncièrement pluridisciplinaire, ne concernant pas uniquement l’industrie et l’informatique, mais également les sciences humaines et sociales dans leur ensemble, qu’il s’agisse du droit, de la sociologie, de la psychologie, des sciences de l’information et de la communication[1], de la science politique ou encore de l’économie.  

Historiquement, le progrès technique, puis industriel, maintenant néo-industriel et numérique, ont eu pour catalyseur fondamental un double phénomène de standardisation puis de normalisation des processus de fabrication. Si le vocabulaire anglo-saxon recourt au même terme pour désigner les deux mécanismes (standard), une différence processuelle et stratégique profonde permet de les distinguer : la norme  est établie par un organisme de normalisation reconnu dans le cadre d’un processus phasé incluant généralement des négociations entre une pluralité d’acteurs alors que le standard est un produit industriel qui se répand et tend à faire autorité tant que le secteur qui en a l’usage ne choisit pas de lui préférer un nouveau standard. L’une et l’autre procèdent de la recherche d’un acte optimisé, d’un one best way de la qualité, de la production, de l’usage… L’une et l’autre font l’objet de stratégies industrielles et d’influence dans l’établissement de la norme aussi bien que du standard. 

Comme la plupart des métiers, les métiers de l’information, de la documentation, de la communication en général prennent ancrage sur un ensemble de normes ayant des vocations d’explicitation des pratiques et d’organisation de la gestion et des dispositifs info-communicationnels. Des organismes à vocation internationale puis nationale, veillent à l’élaboration, la mise en œuvre, le suivi et l’évolution de ces normes, devenues incontournables avec des variations cependant selon les secteurs et les domaines d’activité (Fabre, Hudrisier, Perriault, 2013). Michel Foucault, en 1988, rapprochait ainsi historiquement et paradoxalement l’exigence de normalisation de la profession médicale et l’implication de l'industrie militaire incitée à standardiser la production des canons ; deux secteurs qui n’ont pourtant pas la même vocation et ni les mêmes systèmes d’intentions.

Ainsi, nous entendons par norme « un document établi par consensus et approuvé par un organisme reconnu, qui fournit, pour des usages communs et répétés, des règles, des lignes directrices ou des caractéristiques, pour des activités ou leurs résultats, garantissant un niveau d’ordre optimal dans un contexte donné » (Cacaly, 1997). E. Sutter souligne que trois mots-clés caractérisent ce type de document : la spécification, permettant l’aptitude à l’emploi d’un appareil, d‘un produit ou d’un dispositif, l’unification, facilitant l’interchangeabilité, et la simplification, visant à réaliser à meilleur compte.

A l’occasion de ce 10ème colloque, nous proposerons et réfléchirons à un 4ème mot-clé : la place de la durabilité à travers les processus de production et de réédition des normes. Nous entendons par durabilité, la capacité qu’aurait une norme à faciliter un développement, un mode de production, d’organisation, plus largement tout système ou organisation visant à répondre aux besoins présents et locaux sans empêcher les générations futures et les systèmes à subvenir à leurs propres besoins et en permettre le fonctionnement en s’adaptant sans pour autant se mettre en péril. Conséquemment, la norme, figée par définition, objectif et structure, pourrait devenir durable, car munie d’une flexibilité qui la rendrait apte à fonctionner en contexte de complexité, à opérer sur des niveaux d’abstraction différents, à inclure de nouveaux éléments, sans toutefois sacrifier le niveau d’encadrement qu’elle est censée assurer. D’où sa durabilité. 

Le COSSI n°10 interrogera donc le lien et l’articulation entre les processus de normalisation nationaux (voire internationaux) et sectoriels (voire inter-sectoriels) et l’intention de durabilité chez les producteurs ou les utilisateurs appliquant les normes de leur domaine d’activité. Il ouvrira également les débats sur la montée en puissance des standards dans certains domaines de l’information, la documentation et la communication, particulièrement dans le champ du numérique.

Ce colloque international s’organisera principalement autour des thématiques suivantes : 

-       Premièrement, la question du processus de normalisation. Dans quelles mesures, les spécialistes d’un domaine d’activité ou d’un secteur intègrent-ils la dimension de durabilité dans le processus de production et d’édification des normes ? Qu’est-ce qu’est la durabilité à la lecture de leurs pratiques ? Quelle place est finalement accordée au changement et à l’instabilité obligeant constamment à réorienter et modifier des normes en vigueur ?

-       Deuxièmement, la place accordée par les acteurs, les citoyens, les professionnels aux processus de normalisation et de fabrication des normes (Ben Henda, Hudrisier, 2017) dans leur mode de gestion et d’organisation de l’information ? Comment assurent-ils l’adaptation, le changement, l’intégration des (nouvelles) normes sans pour autant se mettre en déséquilibre ou difficulté structurels ?

-       Troisièmement, l’importance et les manières de traiter la question de la normalisation, de la standardisation dans les secteurs de la formation professionnelle, de la formation des intermédiaires des savoirs, en vue de mettre en œuvre et de capitaliser un certain savoir-faire dans chaque organisation autour de la normalisation et de standardisation des savoirs, également en vue d’assurer un développement durable au sein de l’organisation considérée ?

-       Quatrièmement, les défis de l’identification et de l’analyse des structures, des logiques et des acteurs qui influencent les processus de production de normes et de standards et créent par la même occasion, des formes de dépendance, fragilisant dès lors les intentions de durabilité des organisations et des secteurs d’activités… 

-       Cinquièmement, l’état de la situation en matière d’adoption des normes dans les organisations, face aux contraintes qu’elles imposent. Quels sont les constats faits par les professionnels de l’information et de la communication quant à l’application des normes dans leur pratique professionnelle / dans leurs milieux de travail? Si le domaine de la documentation est bien servi par la normalisation, qu’en est-il de ceux de l’intelligence économique et de la communication stratégique, dont les stratégies opèrent dans un environnement aux repères sans cesse fluctuants?

Références bibliographiques :

Ben Henda M., Hudrisier H. (2017), « La fabrique des normes des TIC : attracteur de convergence des technologies et des cultures », Revue réel-Virtuel, Les normes du numérique, n°6.
Cacaly, S. (dir.) (1997). Dictionnaire encyclopédique de l’information et de la documentation,Paris, Nathan, 634 p.
Fabre R., Hudrisier H., Perriault J., (2013), « Normes et standards : un programme de travail pour les SIC », Revue française des sciences de l’information et de la communication  [En ligne], 2.
Foucault M. (1988), « Histoire de la médicalisation », Hermès, Masses et politique, 2 (n° 2), p.11-29.
Nicolescu, B., (1996), La transdisciplinarité : Manifeste, Paris, Éditions du Rocher, 98 p.
Perriault, J., Vaguer, C. (dir.) (2011), La norme numérique. Savoir en ligne et Internet, Paris, CNRS Éd., (coll. Communication), 269 p.
Revel, C. et al. (dir.) (2017),  Intérêt général et marché, la nouvelle donne. Éditions Eyrolles.  


Consignes pour la soumission d’une proposition

La proposition devra être rédigée en français et comprendre les éléments suivants :

1. Sur une première page (Anonyme)
- Le titre de votre communication (au maximum 180 caractères espaces comprises) qui  établit un lien avec le texte de cadrage du colloque)
- Le thème dans lequel elle s’insère (voir l’appel)
- Un résumé (au maximum 1 500 caractères espaces comprises) qui permet de  situer la communication dans le cadrage général du colloque sur les processus de normalisation, la place des normes dans la gestion et la durabilité de l’information.  Il doit aussi contenir des éléments de problématique, un ou des objectifs de recherche, un cadre conceptuel ou de référence, la méthodologie ainsi que des résultats de recherche annoncés ou attendus.
- 4-5 mots clés

2. Sur une seconde page
- Le nom du ou des auteur(s), adresse postale, numéro de télécopieur, numéro de téléphone, courrier électronique, le statut, département, établissement de rattachement de(s) auteur(s)

3- Sur une troisième page, la proposition de communication doit comprendre 
- Une proposition de 6000 signes espaces compris (maximum) en format Times New Roman, caractère 12 et interligne simple
- Un plan de la communication
- Les principales références bibliographiques qui seront mobilisées

Toute proposition de communication devra être envoyée aux adresses courriels suivantes :

en copie à :


Au plus tard le 28 janvier 2018
Les propositions de communication feront l’objet d’une évaluation en « double aveugle » par les membres du comité scientifique.
Les communications sélectionnées seront réparties en sessions et/ou ateliers thématiques.
Décision du comité scientifique : 15 mars 2018.


Publication 

Nous envisageons une publication dans la Revue COSSI. Les personnes souhaitant soumettre leur texte complet à évaluation pour une publication devront le faire pour le 15 juin 2018. Des précisions concernant la revue et le format des textes pour publication seront données lors du colloque.


Comité scientifique 

  • Noble Akam, Université Bordeaux Montaigne, France
  • Mokhtar Ben Henda, Université Bordeaux Montaigne, France
  • Soufiane Rouissi, Université Bordeaux Montaigne, France
  • François Brouard, Université Carleton, Ottawa, Canada
  • Aida Chebbi, Institut Supérieur de Documentation, Université de la Manouba, Tunisie
  • Anne Cordier, Université de Rouen, France
  • Jacqueline Deschamps, Haute École de Gestion de Genève, Suisse
  • Yves de Champlain, Université du Québec à Montréal, Montréal, Canada
  • Viviane du Castel, Institut Supérieur Européen de Gestion, Paris, France
  • Arnaud Diemer, Université Blaise Pascal, Clermont Ferrand, France
  • Raja Fenniche, Institut Supérieur de Documentation, Université de la Manouba, Tunisie
  • Gustavo Gomez-Mejia, Institut Universitaire de Technologie, Université de Tours, France
  • Sylvie Grosjean, Département de Communication, Université d’Ottawa, Canada
  • Marcel Lajeunesse, École de bibliothéconomie et des sciences de l’information, Université de Montréal, Québec, Canada
  • Mariannig Le Béchec, Institut d’Administration des Entreprises, Université de Poitiers, France
  • Anne Lehmans, Université de Bordeaux, France
  • Vincent Liquète, Université de Bordeaux, France
  • Hélène Madinier, Haute École de Gestion de Genève, Suisse 
  • Monica Mallowan, Université de Moncton, Campus de Shippagan, Nouveau-Brunswick, Canada
  • Christian Marcon, Institut d’Administration des Entreprises, Université de Poitiers, France
  • Dominique Maurel, École de bibliothéconomie et des sciences de l’information, Université de Montréal, Québec, Canada
  • Nicolas Moinet, Institut d’Administration des Entreprises, Université de Poitiers, France
  • Widad Mustafa El Hadi, Université de Lille, France
  • Florence Ott, Université de Moncton, Campus de Shippagan, Nouveau-Brunswick, Canada
  • Fabrice Papy, Université de Lorraine, France
  • Pierre-Michel Riccio, École des Mines d’Alès, France
  • Sahbi Sidhom, Université de Lorraine, France
  • André Vellino, École des Sciences de l’information, Université d’Ottawa, Canada
  • Lise Verlaet, Institut des technosciences de l’information et de la communication, Université Montpellier 3, France

Comité d’organisation 

  • Claudia Boursier, Université de Bordeaux, France
  • Camille Capelle, Université de Bordeaux, France
  • Clément Dussarps, Université de Bordeaux, France
  • Jiji Fatiha, Université de Bordeaux, France
  • Sylvie Grosjean, Université d’Ottawa, Canada
  • Anne Lehmans, Université de Bordeaux, France
  • Monica Mallowan, Université de Moncton, Canada
  • Christian Marcon, Université de Poitiers, France
  • Dominique Maurel, Université de Montréal, Canada
  • Valentine Mazurier, Université de Bordeaux, France
  • Franc Morandi, Université de Bordeaux, France
  • Julie Pascau, Université de Bordeaux, France
  • Marthe Robichaud, Université de Moncton, Canada
  • Karel Soumagnac, Université de Bordeaux, France
  • Lise Verlaet, Université de Montpellier 3, France 

Dates importantes 

Soumission des propositions : 28 janvier 2018
Retour aux auteurs : 15 mars 2018
Dates du colloque : 24 et 25 mai 2018
Textes définitifs : 15 juin 2018
Publication : décembre 2018

[1] Par exemple, en 2012, un symposium tenu à Lille (7-9 mars) co-organisé par l’ICA, le GERIICO et la SFSIC s’intitulait « Communiquer dans un monde de normes : l’information et la communication dans les enjeux contemporains de la « mondialisation ».

 

Méthodes et stratégies de gestion de l'information par les organisations : des "big data" aux "thick data"

Colloque organisé dans le cadre du 85ème colloque de l’ACFAS (Université McGill, Montréal, Canada) par : 

Sylvie Grosjean
Monica Mallowan
Christian Marcon

 

Jeudi 11 mai 2017

9h00 - Mot de bienvenue & Introduction du colloque
Présidentes de session : Sylvie GROSJEAN (Université d’Ottawa) & Monica MALLOWAN (Université de Moncton)

9h15 - Conférence d’ouverture
Lisa TREMBLAY-GOODYER, Émilie LÉTOURNEAU & Renaud SÉGUIN (Bibliothèque et Archives Canada)
Bibliothèque et Archives Canada à l’heure du Big Data
Présidente de session : Dominique MAUREL (Université de Montréal)

10h00 - Pause café

10h30 - Session 1 - « Donner sens » et « saisir l’épaisseur » des données à l’heure du Big Data
Président de session : Christian MARCON (Université de Poitiers)

10h30-11h00 : Faire parler ses données : de la masse à la substance, le sens en question
Francis BEAU (Université de Valenciennes et du Haineaut-Cambrésis)

11h00-11h30 : Le bricolage des données ou la question du « big data manuel »
Anja MARTIN-SCHOLZ (CERTOP & UMR TETIS-Irstea, Université Toulouse III), Anne MAYERE (CERTOP, Université Toulouse III), Pierre MAUREL (UMR TETIS – Irstea)

11h30-12h00 : Gestion des données de recherche et « thick data » : le cas d’une recherche-action sur la médiation numérique du patrimoine
Karel SOUMAGNAC (Université de Bordeaux, ESPE)

12h00 - Lunch

14h00 - Session 2 - Les organisations face aux Big Data : Retours d’expériences
Présidente de session : Sylvie GROSJEAN (Université d’Ottawa)

14h00-14h30 : Les Nations-Unies face aux Big Data : comment utiliser les nouvelles sources de données pour optimiser les programmes de développement des organisations internationales
Christelle CAZABAT (Bureau du rapport sur le développement humain, ONU)

14h30-15h00 : De la RMA à la guerre infocentré : retours d’expérience sur les promesses inaccomplies de la numérisation et du Big Data
Patrick CANSELL (UPEM-IFIS, Campus du Val d’Europe), Luciles DESMOULINS (UPEMIFIS, Campus du Val d’Europe)

15h00 - Pause café

15h30 - Session 3 – Les données ouvertes : entre ambivalences et opportunités pour les organisations publiques
Président de session : Vincent LIQUÈTE (Université de Bordeaux)

15h30-16h00 : Analyse des stratégies autour de l’usage des Big Data par les services publics au Sénégal
Sokhna-Fatou Seck SARR (Université Gaston Berger de Saint-Louis)

16h00-16h30 : FRBRisation et perspectives d’épaississement sémantique des catalogues de bibliothèques par les données ouvertes : de réels avantages pour les usagers et les collections des bibliothèques
Antoine HENRY (Aix Marseille Université), Fabrice PAPY (Université de Lorraine), Edwige PIEROT (Aix Marseille Université)

16h30 - Célébration des parutions COSSI & Cocktail
Président de séance : Monica MALLOWAN (Université de Moncton) et Christian Marcon (Université de Poitiers)

 

Vendredi 12 Mai 1017

9h00 - Accueil des participants

9h15 - Panel de chercheurs : Les données ouvertes en recherche
Présidente de session : Dominique MAUREL (Université de Montréal)

9h15-9h35 : L’horizon d’une culture de la donnée ouverte : de l’utopie aux pratiques de gouvernance des données
Anne LEHMANS (Université de Bordeaux, ESPE d’Aquitaine)

9H35-9H55 : Épistémologie de la donnée au risque de la connaissance : approches croisées
Vincent LIQUÈTE (Université de Bordeaux, ESPE d’Aquitaine), GILLIARD Armelle (Coop Alpha/FING France)

9h55-10h15 : Usages des données dans l’éducation : quels scénarios pédagogiques ?
Camille CAPELLE (Université de Bordeaux, ESPE d’Aquitaine), JUTAND Marthe-Aline (Université de Bordeaux, ISPED), MORANDI Franc (Université de Bordeaux, ESPE d’Aquitaine)

10h15-10h45 : Questions/Discussion

10h45 - Pause café

11h00 - Session 4 – Les organisations de recherche face à l’essor des datas : Analyser les données issues des médias sociaux
Présidente de session : Sylvie GROSJEAN (Université d’Ottawa)

11h00-11h30 : Rendre l’activité des médias sociaux intelligible pour autrui et pour soi : une équipe interdisciplinaire, des méthodes standardisées et un objet frontière
François LAMBOTTE (Université catholique de Louvain)

11h30-12h00 : Une approche méthodologique croisée du traitement des données de la recherche : le cas d’un corpus d’échanges issus de médias sociaux dans le domaine de la santé
Viviane CLAVIER (Gresec, Université Grenoble-Alpes), Céline PAGANELLI (LERASS-CERIC, Université Paul Valéry)

12h00 - Lunch

14h00 - Session 5 – Les Big Data en entreprise : entre transformations organisationnelles et culturelles
Présidente de session : Monica MALLOWAN (Université de Moncton)

14h00-14h30 : Les PME croient-elles au Big Data ?
Christian MARCON (Université de Poitiers)

14h30-15h00 : Big Thick data pour l’intelligence collective, une nouvelle voie pour les organisations de types industriel – le cas de GRDF
Antoine HENRY (IRSIC-Aix-Marseille Université)

15h00-15h30 : Projets Big Data des entreprises : quelles transformations organisationnelles ?
Soumaya BOUAFIA (Université de Pau et des Pays de l’Adour), Jacques JAUSSAUD (Université de Pau et des Pays de l’Adour)

15h30 Pause café

16h00 - Session 6 – Les organisations face aux Big Data : des organisations intelligentes ?
Président de session : Vincent LIQUÈTE (Université de Bordeaux)

16h00-16h30 : Le Thick Data comme pilier fondamental de la gestion efficace de territoires intelligents appréhendant la complexité par le biais d’une créativité et innovation sociale ouverte
Thomas BONNECARRERE (CEREGE, IAE Poitiers)

16h30-17h00 : Des machines pour prédire ou pour comprendre ? En quoi le deep learning ne favorise pas la rencontre entre les Big Data et les Thick Data
Jean-Sébastien VAYRE (Université de Toulouse)

17h00 - Synthèse des travaux & Clôture du colloque
Monical MALLOWAN, Sylvie GROSJEAN et Christian MARCON

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